(La Nouvelle République)-La crise sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) continue de mobiliser les efforts diplomatiques au plus haut niveau. Ce mardi 3 juin à Lomé, le Président du Conseil des ministres togolais et Médiateur de l’Union africaine dans la crise congolaise, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu en audience Mme Bintou Keita, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en RDC et cheffe de la MONUSCO.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations engagées par Lomé pour contribuer au rétablissement de la paix dans la région des Grands Lacs. Les deux personnalités ont examiné l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain, les défis persistants, ainsi que les efforts conjoints entrepris pour stabiliser les provinces de l’Est congolais, régulièrement en proie aux violences armées.
Mme Keita a salué les initiatives de médiation entreprises par Faure Gnassingbé, qui, depuis sa désignation en avril dernier comme Médiateur de l’Union africaine, a multiplié les consultations avec les acteurs congolais, les partenaires régionaux et les institutions internationales. Elle a également réaffirmé le soutien de l’ONU à ces efforts, soulignant l’importance de la coordination entre les mécanismes africains et onusiens de prévention et de résolution des conflits.
« La situation en RDC exige une réponse concertée, à la fois diplomatique, politique et sécuritaire », a indiqué un proche du dossier.
Depuis sa prise de fonction dans ce rôle de médiateur, le Président du Conseil s’emploie à créer un cadre propice au dialogue inclusif, en misant sur une diplomatie discrète mais active.
Cette rencontre avec la cheffe de la MONUSCO constitue une étape importante dans le processus de recherche d’une sortie de crise, alors que la région demeure fragilisée par la présence de groupes armés, des tensions politiques internes, et une situation humanitaire préoccupante.
Gabriel BLIVI
