(La Nouvelle République)-La Conférence des évêques du Togo (CET) s’est de nouveau exprimée, lundi 26 mai, sur la situation politique nationale, à travers une déclaration rendue publique. L’instance religieuse y fait part de ses préoccupations concernant la récente réforme constitutionnelle, tout en appelant à un « dialogue sincère » entre les acteurs politiques.
Dans leur message, les évêques évoquent des risques de « frustrations » et soulignent ce qu’ils perçoivent comme un manque de concertation autour des décisions institutionnelles majeures. Ils estiment que la nouvelle Constitution, adoptée en mai 2024 et instaurant une Ve République, n’a pas suffisamment pris en compte l’avis des populations.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la CET s’est illustrée ces derniers mois par des déclarations critiques sur plusieurs sujets touchant à la vie publique. Une posture qui suscite des interrogations sur la place de l’Église dans le débat national.
Pour rappel, la Conférence des évêques du Togo regroupe les responsables de l’Église catholique et intervient régulièrement sur des questions sociales et éthiques. Son engagement dans les discussions politiques divise : certains saluent une voix morale face au pouvoir, d’autres y voient une incursion dans le champ réservé aux institutions étatiques.
Les autorités n’ont pas officiellement réagi à cette dernière déclaration.
Gabriel BLIVI
