(La Nouvelle République)-La nomination de Mme Moni Martine Sankaredja au poste de ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance dans le premier gouvernement de la 5ᵉ République ne fait pas que des heureux. Au sein de son parti, l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), la décision passe mal.
Dans un communiqué diffusé le jeudi 9 octobre, le parti présidé par le professeur Aimé Tchabouré Gogué affirme n’avoir joué aucun rôle dans cette nomination. L’organisation politique précise que ni sa direction ni ses militants n’ont été consultés au sujet d’une éventuelle participation à l’équipe gouvernementale.
« Aucun militant n’a été approché pour discuter d’une participation au gouvernement », insiste le communiqué signé par le secrétaire général du parti.
Considérant qu’il s’agit d’une décision personnelle prise en dehors de tout cadre officiel, l’ADDI indique ne pas se reconnaître dans cette présence au gouvernement. Le parti annonce également qu’il pourrait engager des procédures disciplinaires contre toute personne ayant agi sans mandat.
Dans le même texte, la formation politique critique ce qu’elle perçoit comme une tentative de fragiliser les partis d’opposition à travers des démarches individuelles. Elle dénonce une « gouvernance de façade » qui, selon elle, détourne l’attention des véritables priorités nationales.
« Le Togo souffre ; il est temps de penser, dans la vérité, à la reconstruction nationale », conclut le communiqué, appelant à une union sincère et responsable entre les forces politiques du pays.
Ainsi, pour l’ADDI, la nomination de Moni Martine Sankaredja ne traduit pas une alliance politique, mais plutôt une initiative isolée, en rupture avec la position officielle du mouvement.
Gabriel BLIVI
