(La Nouvelle République)-Face au risque d’introduction du virus Ebola, le Togo renforce sa surveillance sanitaire aux points d’entrée du territoire. Après la confirmation d’un cas au Nigeria, les autorités sanitaires ont notamment prévu le dépistage thermique des voyageurs à l’aéroport international Gnassingbé-Eyadéma de Lomé, au port autonome et aux postes-frontières terrestres. Ce dispositif s’inscrit dans le renforcement de la surveillance sanitaire engagé par les autorités togolaises.
Un outil de détection précoce
Le dépistage thermique consiste à mesurer la température corporelle à l’aide de thermomètres infrarouges sans contact ou de caméras thermiques. Rapide et non invasif, ce contrôle permet de repérer les personnes présentant une fièvre susceptible de nécessiter une évaluation médicale.
Dans le contexte d’Ebola, cette mesure constitue un premier niveau de vigilance. Lorsqu’une température élevée est détectée, des vérifications complémentaires peuvent porter sur les symptômes, les déplacements récents et les éventuels contacts avec une personne infectée. En cas de suspicion, une évaluation médicale et des examens de laboratoire peuvent être nécessaires.
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Un contrôle utile, mais insuffisant à lui seul
Le dépistage thermique présente toutefois des limites. Une personne infectée peut ne pas avoir de fièvre au moment du contrôle, notamment pendant la période d’incubation, qui peut atteindre 21 jours. Inversement, une fièvre peut être provoquée par d’autres maladies. Une température normale ne garantit donc pas l’absence d’infection. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la période d’incubation d’Ebola varie de 2 à 21 jours et seul un test de laboratoire permet de confirmer l’infection.
Son efficacité dépend de son association à la surveillance épidémiologique, à la sensibilisation des voyageurs et à la prise en charge rapide des cas suspects.
En renforçant ce dispositif, le Togo privilégie la prévention et la détection précoce. Le dépistage thermique demeure ainsi un maillon important de la protection sanitaire, à condition de l’intégrer à une stratégie globale de surveillance et de riposte.
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