(La Nouvelle République)-L’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo inquiète les autorités sanitaires africaines et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La confirmation de plusieurs cas en Ouganda voisin fait craindre une propagation rapide du virus dans la région en raison des déplacements transfrontaliers.
Dix pays africains sont désormais considérés comme à risque. Il s’agit notamment du Rwanda, du Burundi, du Kenya, de la Tanzanie, du Soudan du Sud, de l’Éthiopie, du Congo-Brazzaville, de la République centrafricaine, de l’Angola et de la Zambie. Plusieurs de ces États ont renforcé les contrôles sanitaires à leurs frontières.
Selon les autorités sanitaires, plusieurs centaines de cas suspects et plus de 170 décès suspects ont déjà été signalés en RDC. L’OMS a relevé le niveau de risque à « très élevé » au niveau national et « élevé » à l’échelle régionale.
Les experts s’inquiètent également de la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle aucun vaccin homologué n’existe actuellement. Les organisations internationales appellent à une mobilisation rapide afin d’éviter une aggravation de la crise sanitaire en Afrique centrale et de l’Est.
