(La Nouvelle République)-Le mois d’octobre s’ouvre sous le signe de la lutte contre le cancer du sein. Comme chaque année, Octobre Rose offre l’occasion de renforcer l’information sur la maladie, de rappeler l’importance du dépistage et d’encourager les femmes à consulter face à toute modification inhabituelle du sein.
Au Togo, cette mobilisation intervient alors que plusieurs acteurs de la santé et organisations de la société civile multiplient les initiatives de sensibilisation et facilitent l’accès à certains examens. Mais derrière les campagnes et les messages de prévention, une question demeure centrale : combien de femmes connaissent réellement les possibilités de dépistage et savent vers quelle structure se tourner ?
Détecter plus tôt
Selon les spécialistes, le cancer du sein peut se manifester de différentes manières. Une masse inhabituelle, une modification de la forme ou de l’aspect du sein, une rétraction du mamelon ou certaines modifications de la peau peuvent justifier une consultation médicale.
La présence de l’un de ces signes ne signifie pas automatiquement qu’il s’agit d’un cancer. Seul un professionnel de santé peut établir un diagnostic. L’enjeu est donc de ne pas attendre une aggravation avant de consulter.
Le dépistage s’inscrit dans cette logique de prévention. Selon l’âge, les antécédents et les facteurs de risque, les professionnels de santé peuvent recommander différents examens.
Octobre Rose constitue un temps fort de sensibilisation, mais la prévention ne devrait pas s’arrêter au 31 octobre. Pour les femmes comme pour les professionnels de santé, la question est celle de l’accès durable à l’information, au dépistage et, lorsque cela est nécessaire, à une prise en charge adaptée.
Gabriel BLIVI
