(La Nouvelle République)-Au Togo, la prévention du paludisme chez les femmes enceintes reste une priorité de santé publique, en raison des risques élevés que la maladie fait peser sur la mère et l’enfant. La grossesse accroît la vulnérabilité aux formes graves, rendant indispensable la mise en œuvre de stratégies adaptées pour limiter les complications.
Le traitement préventif intermittent (TPI), administré durant la grossesse, constitue l’un des principaux outils de prévention. Il consiste à donner des doses d’antipaludiques à intervalles réguliers, indépendamment de l’infection, afin de réduire la charge parasitaire et prévenir des conséquences comme l’anémie ou le faible poids à la naissance.
Les données récentes montrent une progression modérée mais continue de la couverture. En 2024, 68,0 % des femmes enceintes ont reçu les trois doses recommandées, contre 68,1 % en 2025. Pour 2026, les autorités visent un taux de 70 %, traduisant un renforcement progressif du dispositif malgré des marges d’amélioration de plus en plus réduites.
Ces résultats s’appuient sur plusieurs actions, notamment le développement des consultations prénatales, la disponibilité des médicaments et les campagnes de sensibilisation. L’objectif reste d’élargir l’accès au TPI, afin d’assurer une protection accrue des femmes enceintes et d’améliorer les indicateurs de santé maternelle et néonatale.
La Rédaction
