(La Nouvelle République) – Le Togo renforce son dispositif de prévention des épidémies avec l’adoption d’un plan national de surveillance génomique. Présenté le 3 août aux acteurs des secteurs de la santé humaine, animale et environnementale, ce document doit améliorer la capacité du pays à détecter rapidement les agents pathogènes et à suivre leur évolution.
Le plan a été élaboré avec l’appui de l’Africa CDC, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres partenaires techniques. Sa mise en œuvre sera assurée par l’Institut national de l’hygiène (INH), dans le cadre de l’approche « Une seule santé », qui associe les dimensions humaine, animale et environnementale de la santé.
Pour les autorités sanitaires, la génomique constitue désormais un outil stratégique de surveillance. Elle permettra d’identifier plus rapidement les virus, bactéries et autres agents infectieux, tout en fournissant des données utiles pour orienter les décisions en matière de prévention et de riposte.
Selon le secrétaire général du ministère de la Santé, Kokou Wotobe, ce plan traduit la volonté du gouvernement d’intégrer la génomique au système national de surveillance épidémiologique afin d’améliorer l’anticipation et la gestion des urgences sanitaires.
Avec ce nouvel instrument, le Togo entend renforcer sa capacité à faire face aux menaces sanitaires émergentes. Les informations issues de la surveillance génomique devraient contribuer à une réponse plus rapide des autorités et à une meilleure protection des populations.
Gabriel BLIVI
