(La Nouvelle République)-La lutte contre le VIH/Sida au Togo entre dans une nouvelle phase de consolidation, marquée par une volonté d’élargir la couverture thérapeutique et de renforcer les acquis sanitaires. Les données récentes montrent une relative stabilité du nombre de personnes sous traitement antirétroviral, traduisant un système de santé de plus en plus structuré dans la prise en charge de l’épidémie.
Pour 2026, les projections annoncent une montée en charge significative avec 99 023 personnes attendues sous traitement antirétroviral, pour un coût global estimé à 3,11 milliards de francs CFA. La répartition territoriale met en évidence le poids du Grand Lomé avec 54 463 bénéficiaires, suivi de la région Maritime (17 824), des Plateaux (10 893), de la Kara (6 932), de la Centrale (5 941) et des Savanes (2 971), confirmant une couverture nationale progressive et structurée.
Cette organisation géographique reflète une stratégie d’adaptation aux réalités épidémiologiques et démographiques de chaque région. Elle traduit également une volonté d’équité dans l’accès aux soins, en garantissant que les populations, quel que soit leur lieu de résidence, bénéficient d’une prise en charge effective et continue.
Au-delà des chiffres, cet effort financier et sanitaire illustre la priorité accordée à la santé publique dans la politique nationale. En facilitant l’accès aux traitements antirétroviraux, l’État améliore la qualité de vie des patients, renforce la résilience des communautés et contribue à une dynamique sociale et économique plus stable. Les perspectives pour 2026 confirment ainsi une accélération de la réponse nationale face au VIH/Sida.
La Rédaction
