(La Nouvelle République)-Le Togo entend renforcer le contrôle des substances explosives et autres produits sensibles susceptibles d’être détournés à des fins criminelles. Un projet de loi adopté par le Conseil des ministres du 6 octobre 2026 prévoit notamment d’associer le ministère de la Défense nationale à l’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques (ANIAC-TOGO) dans plusieurs procédures d’autorisation et de suivi.
La réforme intervient dans un contexte sécuritaire marqué par les activités de groupes armés criminels et le recours aux engins explosifs improvisés (EEI). Elle vise à mieux prévenir l’utilisation abusive de substances pouvant entrer dans la fabrication de ces engins ou présenter des risques pour la sécurité nationale et l’environnement.
Un contrôle renforcé des produits sensibles
Le projet de loi modifie la loi n°2023-003 du 2 mars 2023 portant notamment sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques. Il prévoit une implication accrue du ministère de la Défense dans les processus concernant les explosifs civils, les agents chimiques militaires ainsi que certaines substances sensibles.
L’ANIAC-TOGO et le ministère de la Défense devront ainsi renforcer leur coordination dans l’autorisation et le suivi de ces produits. L’objectif est d’améliorer leur contrôle, leur traçabilité et leur suivi, afin de limiter les risques de détournement et d’utilisation à des fins susceptibles de compromettre la sécurité nationale.
La réforme entend également renforcer la prévention des risques environnementaux liés à la circulation et à l’utilisation de ces substances. Elle doit permettre aux différentes structures compétentes de disposer d’un dispositif de surveillance mieux coordonné face aux menaces liées aux produits explosifs et chimiques sensibles.
Gabriel BLIVI
