(La Nouvelle République)-Face à une recrudescence de messages mensongers, haineux et incitatifs à la violence sur les réseaux sociaux, le gouvernement togolais a publié ce vendredi un communiqué officiel appelant à la responsabilité citoyenne et au strict respect des lois encadrant la liberté d’expression.
Selon les autorités, certains internautes utilisent les plateformes numériques pour appeler à la révolte, faire l’apologie de crimes ou diffuser des propos attentatoires à l’ordre public et aux institutions de la République. Des actes jugés graves, dans un contexte politique déjà sensible.
Liberté d’expression oui, incitation au trouble non
Le gouvernement dit réaffirmer son attachement à la liberté d’expression, à l’accès à l’information et au débat démocratique, tout en rappelant que ces droits ne sont pas absolus. Leur exercice doit s’inscrire dans le cadre des textes en vigueur, notamment : le Code pénal, la loi sur la cybersécurité et la loi sur la protection des données à caractère personnel.
L’exécutif prévient que l’usage des technologies pour commettre des infractions constitue une circonstance aggravante, et que les auteurs, qu’ils soient directs ou indirects, s’exposent à des poursuites judiciaires et à des peines lourdes.
Garantir la paix numérique et sociale
Dans le même temps, les autorités annoncent des mesures renforcées pour sécuriser l’environnement numérique, tout en veillant à préserver les libertés publiques et à assurer le bon fonctionnement de la démocratie.
Le gouvernement appelle donc les citoyens, et en particulier les jeunes très actifs en ligne, à faire preuve de civisme, de discernement et de responsabilité dans l’usage des médias sociaux.
Une dérive qui inquiète
Au Togo, comme dans d’autres pays, les réseaux sociaux sont devenus un espace d’expression privilégié, mais aussi un terrain fertile pour la désinformation, les manipulations et la propagation de discours haineux. Les autorités redoutent que cette dynamique n’alimente les tensions sociales et politiques et ne mette à mal le vivre-ensemble.
« La liberté d’expression ne doit pas devenir une arme contre la paix sociale », souligne le communiqué, qui se veut à la fois pédagogique et dissuasif.
Gabriel BLIVI
