(La Nouvelle République)-Chaque fin d’année, la question du « 13ᵉ mois » revient avec insistance dans les discussions au sein de la fonction publique togolaise. Pour de nombreux agents, ce revenu supplémentaire représente un espoir concret de soulagement face à la hausse du coût de la vie et aux dépenses liées à la période festive.
Dans les faits, le « 13ᵉ mois » ne constitue pas une obligation légale. La rémunération des fonctionnaires repose sur douze mois de salaire, et toute prime de fin d’année relève d’une décision exceptionnelle des autorités, souvent perçue comme un geste social plutôt qu’un élément structurel de la rémunération.
En Afrique, cette notion renvoie généralement à une prime ou gratification de fin d’année, versée en plus des salaires habituels. Si elle n’est pas systématique, elle est largement perçue comme un levier de soutien au pouvoir d’achat, en particulier pour les travailleurs aux revenus modestes et les familles dépendantes d’un revenu fixe.
Au Togo, cette attente sociale s’est traduite, à la fin de l’année 2024, par l’octroi d’une prime exceptionnelle de 60 000 FCFA aux fonctionnaires, au personnel de l’enseignement confessionnel et aux retraités affiliés à la Caisse des retraites du Togo. La mesure décidée par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé et financée à hauteur d’environ 7,85 milliards de FCFA, a permis d’apporter un appui concret à des milliers de ménages durant la période festive.
Au demeurant, cette prime à des attentes profondes en matière de solidarité et de soutien économique, confirmant que, pour de nombreux Togolais, ce revenu additionnel constitue un facteur déterminant pour aborder les fêtes et la nouvelle année avec davantage de sérénité.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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