(La Nouvelle République)-Le gouvernement togolais a annoncé le lancement d’un appel à candidatures dans le cadre de la phase pilote du projet « École de la Chance », une initiative destinée à renforcer l’autonomisation économique des jeunes filles vulnérables ou non scolarisées dans le District Autonome du Grand Lomé (DAGL).
Ce programme s’inscrit dans la mise en œuvre du Projet d’Autonomisation des Femmes et du Dividende Démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+), soutenu par la Banque mondiale et coordonné par le ministère de la planification du développement, en collaboration avec le ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports ainsi que l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM).
Une formation gratuite axée sur les métiers porteurs
La phase pilote prévoit la formation gratuite de 1 500 jeunes filles togolaises âgées de 18 à 24 ans, sur une durée de trois à six mois. L’objectif est de leur fournir des compétences professionnelles pratiques favorisant l’accès à l’emploi ou à l’auto-emploi.
Les formations seront assurées par des centres et ateliers de formation professionnelle sélectionnés pour l’occasion. Les métiers ciblés concernent notamment la couture de dame africaine, la mercerie, la broderie, la coiffure et tresse, la confection de perruques, ainsi que les domaines de l’esthétique, du make-up et de la pédicure-manucure.
Selon les autorités, cette initiative vise à offrir des opportunités concrètes aux jeunes filles ayant interrompu leur scolarité ou n’ayant jamais été scolarisées, afin de renforcer leur autonomie économique.
Conditions et modalités de candidature des apprenantes
Les candidatures sont ouvertes aux jeunes filles de nationalité togolaise répondant aux critères d’âge et de situation (sans emploi, en reconversion ou déscolarisées). Les candidates doivent fournir une pièce d’identité valide ainsi qu’une attestation scolaire ou de formation, selon leur profil.
Les dossiers peuvent être déposés du 6 au 20 mai 2026 dans plusieurs structures du Grand Lomé, notamment les chambres communales de métiers (CCoM), la Chambre Régionale de Métiers du Grand Lomé (CRM-DAGL) à Bè-Château, l’UCRM à Casablanca, ainsi que dans plusieurs maisons et centres de jeunes (Adétikopé, Togblekopé, Avédji). Une inscription en ligne via QR code est également prévue. Le dépôt des dossiers est gratuit.
Appel aux centres de formation professionnelle
Parallèlement, un appel est lancé aux centres et ateliers de formation professionnelle souhaitant participer au programme. Ceux-ci doivent être légalement reconnus, justifier d’au moins cinq années d’expérience, disposer de formateurs qualifiés et d’équipements adaptés, ainsi que d’une capacité d’accueil suffisante.
Les structures candidates doivent fournir un dossier comprenant notamment leur agrément, les CV des responsables et formateurs, ainsi qu’un descriptif de leur expérience. Les dépôts se font aux mêmes guichets que ceux prévus pour les apprenantes, sur la période du 6 au 20 mai 2026.
Un projet axé sur l’insertion et l’autonomie
Les autorités estiment que cette initiative constitue un levier important pour l’insertion socio-économique des jeunes filles et la réduction des inégalités d’accès à la formation professionnelle. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion du capital humain et du développement inclusif au Togo.
