(La Nouvelle République)-À l’issue de dix années de mise en œuvre du mécanisme de réparations, le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale a présenté une actualisation de l’état d’avancement du processus de justice transitionnelle. Cette communication s’inscrit dans la continuité des actions engagées en faveur de la réparation des préjudices et du renforcement de la cohésion nationale.
Réuni le jeudi 18 décembre 2025 à Lomé, le HCRRUN a rendu compte de ses activités devant la presse nationale et internationale. La rencontre marque la huitième année de mise en œuvre effective des recommandations issues de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, avec pour objectif constant la restauration de la confiance entre l’État et les victimes.
Depuis le lancement du programme, l’institution a privilégié une approche fondée sur des résultats concrets. Les actions menées combinent indemnisations individuelles, accompagnements psycho-médicaux et réparations collectives. Des infrastructures sociales ont ainsi été réalisées dans plusieurs localités, notamment des écoles, des centres de santé, des ouvrages d’accès à l’eau potable et des espaces communautaires.
En 2025, cinq sessions d’indemnisation ont été organisées à Guérin-Kouka, Lomé et Sotouboua. Elles ont permis l’indemnisation de 2 838 victimes. Par ailleurs, 209 enfants orphelins ont été recensés et intégrés aux dispositifs de prise en charge, incluant l’accès à l’éducation et à des formations professionnelles.
Depuis 2018, le nombre total de victimes indemnisées s’élève à 33 331. Les autorités rappellent que le principe directeur du processus demeure l’inclusion de toutes les victimes, sans distinction.
À l’horizon 2026, le HCRRUN entend poursuivre sa mission avec la même orientation, en mettant l’accent sur les réparations mémorielles, la transmission de la mémoire et la consolidation durable de la paix sociale.
Gabriel BLIVI
