(La Nouvelle République)-Vivre en colocation à Lomé représente pour beaucoup une solution pratique et économique, notamment pour les étudiants et jeunes professionnels. Pourtant, cette expérience conviviale n’est pas toujours exempte de tensions. « La facture d’électricité peut parfois nous diviser », confie Adama, étudiant en droit. « Certains utilisent la machines électriques de diverses nature à fond sans se soucier du reste, et au final tout le monde paie plus. »
Les factures d’eau, bien que moins élevées, ne sont pas en reste. Dans les logements où l’eau peut manquer, chaque geste devient scruté et peut créer des désaccords. « Il y a eu des disputes juste pour quelques seaux d’eau utilisés pour la lessive », raconte Fatou, jeune professionnelle. La répartition équitable des coûts nécessite donc un minimum d’organisation et de transparence pour éviter que la cohabitation ne se transforme en champ de tensions.
Au-delà des charges, les tâches ménagères sont un autre terrain sensible. Balayage, entretien des sanitaires, sortie des poubelles, bref, la moindre négligence peut provoquer des altercations. « On avait mis en place un planning de ménage, mais personne ne le respectait vraiment », admet Komi, colocataire depuis deux ans. Le respect des règles varie selon la rigueur et la perception de l’effort de chacun, ce qui entraîne parfois des ressentiments.
Pour limiter ces conflits, la communication reste essentielle. Certaines colocations instaurent des réunions mensuelles par exemple. « On se réunit chaque fin du mois pour régler les problèmes et répartir les tâches, ça évite beaucoup de tensions », explique Sika, étudiante. Fixer des règles dès le début et discuter ouvertement des problèmes permet de réduire considérablement les frictions.
Malgré ces défis, la colocation à Lomé reste une expérience enrichissante si chacun respecte ses engagements et fait preuve de compréhension. « Même avec les disputes, j’ai appris à mieux vivre avec les autres et à partager », confie Adjoa, tresseuse.
En somme, les désaccords sur l’électricité, l’eau ou le ménage ne doivent pas occulter les avantages de ce mode de vie, qui offre la possibilité de créer des liens et de vivre de manière plus économique.
Gabriel BLIVI
