(La Nouvelle République)-Pour la première fois dans l’histoire constitutionnelle du Togo, l’Assemblée nationale et le Sénat ont conjointement entamé l’étude du projet de loi de finances 2026. Les travaux en commission, ouverts le 24 novembre, permettent un examen approfondi des postes budgétaires avant le vote en séance plénière.
Le président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Selom Klassou, a qualifié ce moment d’« inédit de la vie parlementaire sous la Ve République », soulignant que cette démarche s’inscrit dans le cadre du bicaméralisme égalitaire entériné par la Constitution du 6 mai 2024. Selon lui, l’objectif de cette double étude est d’assurer « une analyse approfondie, équilibrée et représentative des enjeux budgétaires et des priorités nationales ».
Le budget 2026 met particulièrement l’accent sur les secteurs sociaux tels que l’éducation, la santé, l’agriculture et l’emploi des jeunes, qui représentent près de 48 % des dépenses prévues. Les parlementaires pourront proposer des ajustements afin d’améliorer la répartition des ressources et la redevabilité des dépenses publiques.
Cette première expérience conjointe pourrait marquer un tournant dans la modernisation des pratiques parlementaires au Togo, en renforçant la coopération inter-chambres et la qualité du contrôle sur les finances publiques.
Gabriel BLIVI
