(La Nouvelle République)-Depuis quelque temps, des propos d’une violence inouïe visent les plus hautes autorités togolaises, notamment le président du Conseil, Faure Gnassingbé. Sur les réseaux sociaux, des Togolais de la diaspora et de l’intérieur, se disant engagés pour des causes sociales, multiplient les invectives, allant jusqu’à proférer des insultes grossières contre la mère du PC.
Ce climat d’agression verbale va bien au-delà de la contestation politique. Il révèle une perte de repères moraux et un glissement dangereux vers la haine gratuite. Le droit à la critique ne saurait justifier la vulgarité ni le mépris de l’autre.
Dans une société fondée sur le respect, l’honneur et la dignité, ces dérives fragilisent notre vivre-ensemble. À l’heure où notre pays s’efforce de construire un avenir apaisé, il est urgent de rappeler que la liberté d’expression s’exerce dans le respect, et non dans l’insulte.
Le Togo mérite mieux que des paroles qui divisent. Il a besoin d’un débat public digne, constructif et citoyen.
Gabriel BLIVI
