(La Nouvelle République)-Selon des informations rapportées par des sources locales, la localité de Gbagbadjakou, un village situé entre les préfectures d’Anié et de l’Est-mono, serait actuellement en proie à des tensions croissantes à la suite d’un incident lié à un conflit entre agriculteurs et bouviers en transhumance.
L’origine de cette situation remonterait à une incursion présumée de bœufs dans un champ de manioc appartenant à un habitant du village. Le propriétaire du champ, un certain Amèdomè Adjayi, aurait surpris un bouvier peul en train de faire paître son troupeau sur son terrain. Une altercation aurait alors éclaté, et le propriétaire du champ aurait été physiquement agressé, présentant par la suite des blessures au niveau de la tête, selon des témoins.
Le différend aurait initialement été géré par les autorités traditionnelles locales. Cependant, la suite des événements aurait connu un tournant avec l’intervention du chef de poste de la police du village. Ce dernier aurait décidé de reprendre le dossier en main, dans un contexte perçu par certains habitants comme tendu. L’intervention policière aurait conduit à l’interpellation du jeune homme blessé, retrouvé dans une habitation appartenant à un pasteur. D’après des témoignages non vérifiés, des biens matériels (dont des équipements électroniques et religieux) auraient été endommagés au cours de l’opération, et le jeune homme interpellé aurait subi des traitements jugés excessifs par des témoins.
À l’heure actuelle, la situation serait jugée préoccupante par plusieurs observateurs locaux, en raison de la montée d’une vive tension entre une partie de la population et certains représentants de l’administration sécuritaire. Des appels à l’apaisement et à la médiation auraient été lancés par des habitants craignant un embrasement du climat social dans le village.
Gabriel BLIVI
