(La Nouvelle République)-Pour le premier numéro de notre nouvelle rubrique « Togo mon beau pays », La Nouvelle République met le cap sur le Koutammakou, dans la région de la Kara. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce paysage culturel révèle un patrimoine architectural unique, porté par les Batammariba et transmis de génération en génération.
Au nord du Togo, à proximité de Kantè, le paysage change progressivement. Les reliefs se dessinent, les plaines s’étendent et, au détour des chemins, apparaissent des habitations qui ressemblent à de petites forteresses de terre. Nous sommes au Koutammakou, territoire culturel des Batammariba et l’un des symboles du patrimoine togolais.
Le site s’étend sur environ 500 km² et se distingue notamment par ses « Tata », ou « Takienta », ces habitations traditionnelles construites en terre et organisées sur plusieurs niveaux. Le Koutammakou figure parmi les principaux sites touristiques mis en avant par Togo Tourisme.
Des maisons qui racontent une histoire
Le Tata n’est pas une simple habitation. Sa conception répondait autrefois à plusieurs besoins : vivre, conserver les récoltes, protéger la famille et organiser la vie quotidienne.
Construite principalement en terre, la demeure comporte notamment un rez-de-chaussée et un étage. Les différents espaces sont reliés par des escaliers en terre ou des échelles en bois. Les greniers occupent une place importante dans cet ensemble architectural.
Cette organisation témoigne d’une connaissance ancienne de l’environnement et des matériaux disponibles. Selon Togo Tourisme, la conception défensive de ces habitations était notamment liée aux menaces auxquelles les populations pouvaient être confrontées dans le passé.
Mais au-delà de leur architecture spectaculaire, les Tata constituent surtout une expression de l’identité culturelle des Batammariba. Les techniques de construction et les pratiques associées au site continuent d’être transmises entre générations.
Un patrimoine vivant
La particularité du Koutammakou réside aussi dans son caractère vivant. Il ne s’agit pas uniquement d’un ensemble de monuments conservés pour les visiteurs. Le territoire reste associé à des communautés, à leurs pratiques, à leurs croyances et à leur organisation sociale.
Certains éléments installés autour des habitations témoignent notamment de la dimension spirituelle du lieu. L’architecture, l’environnement et les pratiques culturelles forment ainsi un ensemble indissociable.
Cette richesse a contribué à la reconnaissance internationale du Koutammakou. Le paysage culturel a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2004, une reconnaissance rappelée par Togo Tourisme dans sa présentation du patrimoine historique et culturel du pays.
Une destination entre culture et découverte
La découverte du Koutammakou peut s’inscrire dans un itinéraire plus large dans le nord du Togo. Togo Tourisme présente notamment un parcours reliant Niamtougou, Kantè et le Koutammakou. La région de la Kara offre également d’autres possibilités de découverte, notamment les Monts Défalé, le parc de Sarakawa et les savoir-faire traditionnels des forgerons et potières de Tcharè.
Pour les visiteurs, le Koutammakou représente donc une rencontre avec une architecture originale, mais aussi avec un territoire où patrimoine, environnement et culture demeurent étroitement liés.
Le Togo raconté par ses patrimoines
Avec le Koutammakou, le premier numéro de « Togo mon beau pays » ouvre une série consacrée aux richesses touristiques, culturelles et naturelles du pays.
Des montagnes de la région de la Kara aux cascades de Kpalimé, des villes historiques du littoral aux paysages des Savanes, le Togo possède une diversité de sites qui mérite d’être davantage connue et valorisée.
Rendez-vous dimanche prochain pour une nouvelle découverte.
Gabriel BLIVI
