(La Nouvelle République)-Lors du Panel 03 consacré à l’accessibilité financière dans le cadre de la Convention de la CAFAC tenue à Lomé le 16 juin 2026, la représentante du ministre des Finances et du Budget, Mme Akou Mawusse Adétou Afidenyigba, a exposé la position du Togo sur la question du coût du transport aérien en Afrique.
Dans son intervention, elle a rappelé un constat largement partagé : les déplacements aériens entre deux villes africaines coûtent souvent plus cher que certains trajets intercontinentaux. Elle a attribué cette situation en partie au poids des taxes, redevances et charges aéroportuaires intégrées dans le prix final des billets.
Mme Afidenyigba a souligné que la question ne devait pas opposer impératifs fiscaux et compétitivité du transport aérien. Selon elle, une fiscalité trop élevée peut freiner la demande, réduire le trafic, affaiblir les compagnies et, in fine, limiter les retombées économiques globales pour les États.
Elle a ainsi plaidé pour une approche d’équilibre, estimant que la réduction du coût du billet d’avion doit être considérée comme un levier d’investissement dans la connectivité et la croissance économique, plutôt que comme une perte de recettes publiques à court terme.
Pour la responsable togolaise, l’enjeu réside dans une vision plus large de la fiscalité aérienne, intégrant non seulement les revenus immédiats de l’État, mais aussi les gains économiques induits par une meilleure accessibilité du transport aérien sur le continent.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
Recevez nos dernières informations directement sur WhatsApp.
Rejoindre notre chaîne WhatsApp
