(La Nouvelle République)-Le gouvernement a tenu les 7 et 8 avril 2026 à Lomé son premier séminaire gouvernemental de l’année, sous la présidence du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Cette rencontre de haut niveau a constitué une étape déterminante dans la définition des orientations stratégiques de l’action publique pour la période 2026-2031.
À l’ouverture des travaux, le chef de l’exécutif a insisté sur la nécessité de renforcer la rigueur, la responsabilité et la performance dans la mise en œuvre des politiques publiques. Il a qualifié ce séminaire de « moment de vérité », appelant les membres du gouvernement à une meilleure hiérarchisation des priorités, à une planification plus cohérente ainsi qu’à une exécution plus efficace des projets, dans l’intérêt des populations.
Les travaux ont d’abord porté sur l’évaluation de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025. Celle-ci, structurée autour de trois axes stratégiques et déclinée en 42 projets et réformes prioritaires, affiche un taux d’exécution global de 68,79 %. Cette performance a été réalisée dans un contexte particulièrement difficile, marqué par les effets de la pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine et la dégradation de la situation sécuritaire dans la sous-région ouest-africaine.
Le gouvernement souligne que des avancées importantes ont été enregistrées dans plusieurs secteurs clés, notamment l’agriculture, l’énergie, le numérique, la santé, l’éducation, ainsi que dans la modernisation de l’administration publique et l’amélioration du climat des affaires. Toutefois, les autorités reconnaissent la nécessité de renforcer la qualité des indicateurs de suivi, d’améliorer la coordination entre les secteurs et de garantir une plus grande discipline dans l’exécution des projets afin d’accroître l’impact des politiques publiques.

La seconde phase du séminaire a été consacrée à la définition des grandes orientations de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031. Celle-ci s’inscrit dans un environnement international caractérisé par le ralentissement de la croissance mondiale, la volatilité des marchés, la hausse des coûts de financement et l’intensification des chocs climatiques, énergétiques et géopolitiques.
Face à ces défis, le gouvernement entend renforcer la résilience structurelle de l’économie nationale à travers la diversification des sources de croissance, la consolidation de la souveraineté alimentaire et énergétique, le développement du capital humain et la mobilisation accrue des ressources internes. La nouvelle stratégie repose sur trois axes fondamentaux, à savoir protéger, rassembler et transformer, avec pour ambition de sécuriser le pays, renforcer la cohésion nationale et moderniser l’économie afin de la rendre plus compétitive et inclusive.

Les autorités ont également annoncé une nouvelle approche de gouvernance basée sur une plus grande sélectivité des priorités, une meilleure cohérence intersectorielle, une planification fondée sur des indicateurs mesurables et une prise en compte plus stricte des contraintes macroéconomiques. Les conclusions du séminaire ont été partagées avec les principaux responsables administratifs des ministères afin de garantir une mise en œuvre rigoureuse et coordonnée des orientations définies.
Ce séminaire marque ainsi le lancement officiel du processus d’élaboration de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, présenté comme un cadre stratégique renouvelé destiné à améliorer la performance de l’action publique et à accélérer le développement socio-économique du Togo.
