(La Nouvelle République)-Garantir un accès universel à l’eau potable n’est plus seulement un objectif de développement ; c’est désormais un enjeu de souveraineté, de résilience climatique et de croissance économique. C’est autour de cette conviction que le Togo a pris part, ce mercredi 15 juillet 2026 à N’Djamena, au Forum africain de l’eau, où le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, était représenté par le Président de l’Assemblée nationale, Professeur Komi Selom Klassou.
Face à une pression croissante sur les ressources hydriques en Afrique, les dirigeants réunis dans la capitale tchadienne ont appelé à une mobilisation accrue des États et des partenaires internationaux pour accélérer les investissements dans les infrastructures d’eau et d’assainissement.
Plus qu’un simple rendez-vous institutionnel, cette rencontre entend poser les bases d’une action collective capable de répondre aux besoins d’un continent où des millions de personnes restent privées de services essentiels.
Pour le Togo, cette réflexion rejoint une dynamique déjà engagée. Les autorités ont fait du secteur de l’eau l’un des piliers de leur politique de développement, avec l’ambition de garantir un accès généralisé à l’eau potable tout en renforçant la gestion durable des ressources.
Cette orientation s’appuie sur un vaste programme de réformes visant à moderniser la gouvernance du secteur, améliorer les performances des services publics et mobiliser davantage d’investissements afin de répondre aux besoins croissants des populations.

Cette ambition se traduit par le Pacte national pour l’eau 2026-2031, qui prévoit d’importants investissements pour étendre les réseaux de distribution, améliorer les infrastructures d’assainissement et renforcer la résilience des territoires face aux effets du changement climatique.
Le programme met également l’accent sur la professionnalisation des services en milieu rural, le développement de partenariats avec le secteur privé, le renforcement de la régulation ainsi qu’une gestion plus intégrée et durable des ressources hydriques.
À N’Djamena, les travaux ont surtout rappelé qu’au-delà des engagements politiques, l’avenir de l’Afrique dépendra de sa capacité à transformer ses ressources en véritables leviers de développement. Pour le Togo, cette vision s’inscrit dans une stratégie plus globale où l’eau est considérée non seulement comme un bien essentiel, mais aussi comme un facteur de cohésion sociale, de sécurité alimentaire et de prospérité économique.
Gabriel BLIVI
