(La Nouvelle République)-Le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance a organisé, ce vendredi 23 octobre 2026 à Lomé, une table ronde consacrée à la mobilisation de ressources supplémentaires pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle. La rencontre a réuni des représentants des pouvoirs publics, des partenaires techniques et financiers, de la société civile et du secteur privé.
Près de 1,5 million d’adultes, dont environ deux tiers de femmes, ne savent ni lire ni écrire au Togo. Selon les données du cinquième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5), plus de 142 000 enfants âgés de 9 à 14 ans sont également hors du système éducatif formel.

Des besoins importants
Représentant la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, le directeur de cabinet, Dr Pyabalo Mazama-Esso Minza, a donné lecture de son discours. La ministre y a appelé à une mobilisation accrue des partenaires. « Le développement de l’alphabétisation ne peut relever de la seule responsabilité de l’État », a-t-elle souligné.
Le Togo a enregistré un taux d’alphabétisme de 70,8 % en 2021. Pour consolider ces acquis, plusieurs initiatives sont engagées, notamment la Stratégie nationale d’alphabétisation et d’éducation non formelle, le Projet d’appui à l’alphabétisation fonctionnelle des femmes (PAAFF) et l’expérimentation de centres communautaires d’éducation, dans la continuité des progrès réalisés dans l’alphabétisation et l’éducation non formelle.
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Le pays avait souscrit à l’engagement de consacrer 3 % du budget de l’éducation à l’alphabétisation des adultes, conformément aux recommandations de la Conférence de Bamako de 2007.
« L’investissement dans l’alphabétisation n’est pas une dépense », a rappelé la ministre, insistant sur les retombées économiques et sociales de cet apprentissage.
La table ronde visait ainsi à identifier des mécanismes innovants de financement et à renforcer les partenariats pour élargir l’accès aux compétences fondamentales, particulièrement chez les femmes et les jeunes.
Gabriel BLIVI
