(La Nouvelle République) – Les Plans Régionaux d’Adaptation (PRA) ne produiront pleinement leurs effets que s’ils sont compris et appropriés par les populations. C’est l’un des principaux enseignements de la deuxième journée de l’atelier de renforcement des capacités des professionnels des médias, organisé à Kara par la FAO, en partenariat avec l’Association Togolaise des Journalistes Engagés pour l’Environnement (ATJ2E).
Une communication consacrée aux PRA, a permis à Mme Baloukiyém P. Christine Dao, assistante au Coordonnateur national du projet NAP Readiness à la FAO-Togo, de mettre en lumière le rôle stratégique des journalistes dans la diffusion des politiques d’adaptation aux changements climatiques.
Les PRA, des outils d’anticipation
Les Plans Régionaux d’Adaptation constituent des instruments de planification élaborés pour intégrer les enjeux climatiques dans les politiques de développement des territoires. Ils permettent d’identifier les secteurs les plus vulnérables, d’évaluer les risques propres à chaque région et de définir des mesures adaptées afin de renforcer la résilience des communautés face aux effets des changements climatiques.
Au cours de sa communication, Baloukiyém P. Christine Dao a expliqué que ces plans offrent également un cadre d’orientation pour les investissements et les actions à mener dans les différents secteurs concernés. Leur mise en œuvre doit permettre aux collectivités et aux populations d’anticiper les impacts des aléas climatiques et d’adopter des solutions adaptées aux réalités locales.
La communicatrice a insisté sur la nécessité de faire connaître ces outils au plus grand nombre. « Les Plans Régionaux d’Adaptation ne produiront leurs effets que s’ils sont connus, compris et appropriés par les populations », a-t-elle indiqué, soulignant que leur efficacité dépend aussi de leur diffusion auprès des acteurs locaux.

Les médias, relais de la résilience
Pour Baloukiyém P. Christine Dao, les médias occupent une place essentielle dans ce processus. « Les médias ont un rôle important à jouer dans la vulgarisation des Plans Régionaux d’Adaptation », a-t-elle affirmé. Ils sont appelés à rendre les informations scientifiques plus accessibles, à expliquer les risques climatiques spécifiques à chaque région et à traduire les données techniques dans un langage compréhensible par tous.
La responsable a également encouragé les journalistes à mettre en valeur les initiatives locales d’adaptation, à relayer les expériences réussies des communautés et à développer des reportages, magazines, débats et émissions consacrés aux enjeux climatiques. « Les médias peuvent mettre en avant les bonnes pratiques d’adaptation et les initiatives communautaires », a-t-elle rappelé.
À terme, cette démarche vise à renforcer la qualité de la couverture médiatique des questions climatiques et à faire des journalistes de véritables partenaires des politiques d’adaptation. L’enjeu pour les médias, en rapprochant les stratégies nationales des réalités locales, est de contribuer à une meilleure compréhension des risques climatiques et à l’adoption de comportements favorisant la résilience des communautés.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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