(La Nouvelle République) -Le Bureau Togolais des Droits d’auteur (BUTODRA) accueille depuis ce lundi une délégation du Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur (BURIDA) dans le cadre d’une visite de travail consacrée au partage d’expériences et au renforcement de la coopération entre organismes de gestion collective de l’espace francophone.
Cette rencontre s’inscrit dans une initiative plus large de promotion du droit d’auteur en Afrique francophone et vise à consolider les mécanismes de protection et de valorisation des œuvres artistiques.
Selon Caroline Goreichy, Experte Technique Internationale et conseillère auprès de la Direction générale du BURIDA, la démarche repose avant tout sur la volonté de créer davantage de synergies entre institutions partageant des réalités communes.
« Nous sommes là pour bénéficier d’un partage d’expérience avec le BUTODRA, puisque nous sommes tous les deux des bureaux de droit d’auteur dans un espace francophone », a-t-elle indiqué.
La mission ivoirienne poursuit deux objectifs majeurs. Le premier consiste à présenter au BUTODRA l’Alliance francophone de la propriété intellectuelle, un cadre destiné à formaliser les échanges entre organismes de gestion collective et à renforcer la coopération technique au sein de l’espace francophone.
Le second objectif porte sur la réactivation et l’actualisation de l’accord de réciprocité qui lie les deux institutions depuis 1991.
Du côté togolais, la présentation de cette alliance a été reçue comme une opportunité de réflexion sur de nouvelles perspectives de coopération.
Pour Habiyo Péressiwè, chef division de la perception au BUTODRA, cette rencontre constitue avant tout une étape d’information et d’échanges permettant au bureau togolais d’apprécier les contours du projet.
« Ils vont nous présenter l’alliance et nous allons voir les tenants et aboutissants. Comme le BURIDA a déjà une expérience dans le domaine, nous allons nous informer davantage », a-t-elle déclaré.
La responsable a précisé qu’une éventuelle intégration fera l’objet d’un examen interne. Une équipe technique et de coordination devra poursuivre l’étude du projet afin d’en apprécier les implications et les opportunités pour les auteurs et créateurs togolais.
Au-delà du cadre institutionnel, l’actualisation des accords de réciprocité devrait permettre de fluidifier les échanges entre les deux organismes et de renforcer la prise en compte des droits des créateurs dans les deux pays.
L’ouverture officielle des travaux devrait également être marquée par la signature annoncée d’accords actualisés entre les deux structures, avec pour ambition de consolider leur collaboration au bénéfice des auteurs, artistes et ayants droit togolais et ivoiriens.
Pour rappel, initiée par l’Institut national de la propriété industrielle (INPI France) et inaugurée le 2 octobre 2024, en marge du XIXème Sommet de la Francophonie, accueilli en France les 4 et 5 octobre suivants sur la thématique « Créer, innover, entreprendre en français », l’Alliance francophone de la propriété intellectuelle est le premier réseau réunissant les acteurs majeurs des écosystèmes de la propriété intellectuelle dans l’espace francophone.
Gabriel BLIVI
