(La Nouvelle République)-Les relations économiques entre le Togo et la Chine affichent une progression notable. En 2025, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 5,43 milliards de dollars, soit une hausse de 55 % par rapport à l’année précédente. Ces chiffres, communiqués par l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, prennent une résonance particulière alors que le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, effectue une visite officielle en République populaire de Chine du 9 au 16 octobre 2026.
Selon les données présentées par la diplomate chinoise en février 2026, cette évolution s’accompagne d’une forte progression des exportations togolaises vers le marché chinois, qui ont augmenté de près de 500 % en un an. Cette dynamique témoigne d’une intensification des échanges entre les deux économies, même si la nature précise des marchandises concernées et leur répartition dans le commerce bilatéral méritent d’être davantage documentées.
Un partenariat économique à consolider
La Chine occupe une place importante dans les approvisionnements du Togo. Les échanges commerciaux constituent ainsi un volet majeur d’une coopération qui couvre également les infrastructures, l’hydraulique villageoise, l’agriculture, l’énergie et les investissements.
La visite de Faure Gnassingbé intervient dans ce contexte. Le programme annoncé prévoit des entretiens avec le président chinois Xi Jinping, le Premier ministre Li Qiang et d’autres hauts responsables chinois, ainsi que des rencontres avec des investisseurs et des opérateurs économiques.
L’objectif affiché est de renforcer les relations bilatérales et d’explorer de nouvelles possibilités de partenariat en lien avec les priorités nationales de développement, notamment la Feuille de route gouvernementale 2026-2031 et la Vision Togo 2040.
Au-delà du volume des échanges
La progression du commerce bilatéral pose également la question de la place des entreprises et des produits togolais sur le marché chinois. L’augmentation des exportations constitue un indicateur encourageant, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à établir un rééquilibrage de la balance commerciale.
L’enjeu pour Lomé est donc de transformer cette dynamique en débouchés durables pour les producteurs locaux, en investissements productifs et en création de valeur ajoutée sur le territoire national.
Avec 5,43 milliards de dollars d’échanges commerciaux en 2025, le partenariat sino-togolais dispose d’une base économique importante. La visite officielle en cours représente une occasion de discuter des perspectives de son approfondissement et des retombées concrètes attendues pour l’économie togolaise.
Gabriel BLIVI
