(La Nouvelle République)-Et si les connaissances ancestrales africaines avaient leur place dans les grandes réflexions contemporaines sur l’intelligence ? C’est l’une des questions que soulève une conférence consacrée au Fâ, prévue le 14 novembre 2026 à Aného, dans le cadre du Festival international d’histoire d’Aného.

Intitulée « À la découverte de l’IA², Intelligence Ancestrale Africaine », cette rencontre propose d’explorer les savoirs traditionnels africains sous un angle inhabituel, à une époque où l’intelligence artificielle occupe une place croissante dans les débats scientifiques et technologiques.
Le Fâ au cœur des échanges
La conférence sera animée par Gratien Ahouanmenou, venu du Bénin, avec Me Alexis Aquereburu, du Togo, comme modérateur. Elle se tiendra à la mairie d’Aného, de 10 heures à 11 h 30.
Le Fâ, système traditionnel de divination présent notamment au Bénin et au Togo, repose sur un ensemble de signes, d’interprétations et de connaissances transmis entre générations. Il occupe une place importante dans les pratiques culturelles et spirituelles de plusieurs communautés ouest-africaines.
Le rapprochement proposé avec l’intelligence artificielle ouvre ainsi une réflexion sur les différentes manières de produire, d’organiser et de transmettre les connaissances, sans confondre les pratiques ancestrales avec les technologies numériques.
Organisé du 12 au 15 novembre 2026, le Festival international d’histoire d’Aného offrira, avec cette conférence, un espace de discussion sur la richesse du patrimoine intellectuel africain et sa place dans le monde contemporain.
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L’information au service du développement
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
