(La Nouvelle République)-Dans la commune de Golfe 1, l’Agbadja de Bè connaît une transformation progressive. Autrefois associé aux cérémonies funéraires, ce rythme traditionnel est désormais repositionné comme un élément central de l’identité culturelle locale. Cette initiative est portée par les autorités communales, qui souhaitent valoriser ce patrimoine au-delà de ses usages habituels.
Cette dynamique s’est illustrée lors d’une représentation organisée début avril 2026 par la compagnie artistique Tambours Majeurs de Bè. La prestation, issue de plusieurs mois de travail, a mis en lumière une version renouvelée de l’Agbadja, adaptée aux scènes contemporaines tout en conservant ses racines traditionnelles.
Au-delà de l’aspect artistique, l’objectif est de modifier la perception de ce rythme et d’en faire un vecteur de développement culturel et économique. Les autorités locales misent notamment sur la structuration et la professionnalisation des acteurs pour renforcer la visibilité et la valeur de cette expression culturelle.
Sur scène, les performances ont mêlé chants, danses et références aux savoirs traditionnels, traduisant une volonté de concilier héritage et modernité. Cette approche permet de rendre l’Agbadja accessible à un public plus large, tout en préservant son essence.
Soutenue par la commune, la compagnie artistique joue un rôle clé dans cette stratégie. Depuis son lancement en 2024, le projet vise à promouvoir les expressions culturelles du Grand Bè et à en faire un levier d’attractivité territoriale.
À travers cette initiative, Golfe 1 ambitionne de transformer son patrimoine culturel en moteur de développement, en inscrivant l’Agbadja dans une dynamique contemporaine capable de rayonner au-delà du cadre local.
Gabriel BLIVI
