(La Nouvelle République)-À Kara, les Evala dépassent largement le cadre des arènes de lutte. Dans les espaces de rassemblement, les festivaliers rivalisent d’enthousiasme pour vivre pleinement cette célébration emblématique de la culture kabyè. La photographie que nous publions en témoigne avec ce jeune participant, le corps entièrement recouvert de peinture blanche et portant sur la poitrine l’inscription « EVALA 2026 », comme un signe de son engagement dans cette grande fête populaire.
L’inscription n’est pas un simple élément décoratif. Elle traduit avant tout une volonté d’afficher son attachement à cette édition des Evala et de participer, à sa manière, à l’ambiance qui anime la ville. La peinture corporelle, quant à elle, renforce sa présence au milieu de la foule et attire naturellement les regards.
Autour de lui, l’atmosphère est celle des grands rendez-vous populaires. Les échanges, les sourires et la curiosité des spectateurs rappellent que les Evala sont aussi un moment de retrouvailles, où les habitants et les visiteurs partagent une même ferveur autour d’un patrimoine culturel vivant.
Au fil des années, les Evala sont devenus un espace où chacun exprime son attachement à cette tradition selon sa sensibilité. Certains le font par la danse, d’autres par les chants, les tenues vestimentaires ou encore par des peintures corporelles qui participent à l’ambiance festive sans pour autant relever d’un rituel spécifique.
Cette image symbolise enfin une facette souvent méconnue des Evala. Elle montre une jeunesse qui s’approprie la fête avec spontanéité et fierté. Au-delà des combats de lutte, elle rappelle que cette célébration est avant tout un moment de communion, où l’identité culturelle s’exprime autant dans les arènes que dans les rues de Kara.
Gabriel BLIVI
