(La Nouvelle République)-Lomé, la capitale togolaise a abrité les 11 et 12 octobre la deuxième édition du Lomé Peace and Security Forum (LPSF), un événement international majeur qui a réuni chefs d’État, diplomates, experts, organisations de la société civile et représentants de la jeunesse africaine. Placé sous le thème « Jeunesse africaine et promotion de la paix : défis sécuritaires, gouvernance et développement », ce forum a permis d’aborder les enjeux liés à la stabilité du continent, en plaçant la jeunesse au cœur des discussions.
Au terme des deux jours de travaux, les participants ont adopté une déclaration ambitieuse visant à renforcer la paix et la sécurité en Afrique. Celle-ci souligne l’urgence d’agir face aux multiples menaces qui pèsent sur le continent, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques, des crises sécuritaires persistantes, des mutations climatiques et une pression démographique croissante.
Les États africains sont appelés à prendre des mesures concrètes pour prévenir les conflits, notamment par le renforcement des initiatives locales, la promotion de la bonne gouvernance, la mise en valeur des savoirs endogènes et la construction d’une architecture de paix propre au continent. L’accent est mis sur le financement autonome et durable des efforts de paix, l’intégration régionale et la coopération renforcée entre les institutions africaines.
La déclaration insiste également sur la nécessité pour les pays africains de renforcer leur autonomie stratégique dans un paysage géopolitique mondial en mutation. Cela passe par une meilleure gouvernance des ressources, la valorisation des potentialités locales, le développement de technologies adaptées, et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement critiques. L’Afrique est invitée à investir dans sa propre résilience pour faire face aux défis globaux et aux ingérences extérieures.
Un point central du forum réside dans la reconnaissance du rôle fondamental que jouent les jeunes dans la construction d’une paix durable. La jeunesse africaine est appelée à s’impliquer davantage dans les processus décisionnels à tous les niveaux. Les gouvernements sont encouragés à créer des espaces d’expression et d’action pour les jeunes, à soutenir leurs initiatives dans les domaines de l’éducation à la paix, de la lutte contre l’extrémisme violent, de la cohésion sociale et de la résilience communautaire.
Le Forum a par ailleurs salué l’engagement du Togo, en particulier celui du président Faure Essozimna Gnassingbé, pour son rôle actif dans la médiation des conflits, la diplomatie préventive et le renforcement des capacités africaines en matière de paix et de sécurité. Lomé est ainsi consacrée comme une capitale du dialogue pour la paix sur le continent.
En conclusion, les participants ont exprimé leur volonté de voir les recommandations issues du Forum traduites en actions concrètes. Le Togo a été invité à assurer le suivi de la mise en œuvre de cette déclaration, qui marque une étape importante dans la quête d’une Afrique plus stable, plus résiliente et plus inclusive.
Gabriel BLIVI
