(La Nouvelle République)-Le Conseil National du Crédit (CNC) s’est réuni à Lomé, le lundi 23 mars 2026, pour sa première session de l’année, présidée par le ministre des Finances et du Budget, Essowé Georges Barcola.
Cette instance sert de plateforme d’échanges entre le gouvernement, la Banque Centrale et les acteurs financiers, visant à suivre l’évolution du crédit, anticiper les risques et proposer des solutions pour améliorer le financement de l’économie, tout en accélérant la digitalisation des paiements.
L’économie togolaise affiche des perspectives encourageantes avec une croissance prévue de 6,5 % en 2026, portée par le secteur tertiaire, les infrastructures logistiques et le transport aérien. L’inflation reste stable à 1,8 %, mais le contexte international, marqué par la hausse des prix de l’énergie et des tensions géopolitiques, représente un facteur de vigilance.
Le secteur bancaire et la microfinance ont intensifié leurs crédits, atteignant respectivement 1 111 et 340 milliards de Fcfa. Le taux d’intérêt moyen a légèrement reculé à 7,4 %, mais le taux de créances douteuses a fortement augmenté, passant de 7 % à 13 %, soulignant l’importance d’une gestion rigoureuse des risques.
Face à ces enjeux, le CNC encourage l’innovation pour financer les énergies renouvelables, soutenir l’agroalimentaire et renforcer la digitalisation des paiements. Ces mesures visent à accroître l’inclusion financière, mobiliser l’épargne nationale et préparer le secteur pour les défis de 2026.
Gabriel BLIVI
