(La Nouvelle République)-Cour des comptes a examiné quinze programmes relevant de quatre ministères dans son rapport de juillet 2026 sur l’exécution du budget 2024. Santé, éducation, infrastructures et environnement présentent des résultats contrastés, entre objectifs dépassés et réalisations inférieures aux prévisions.
Dans la santé, quatre programmes sont présentés, pour une dotation initiale de 119,919 milliards FCFA. Le programme consacré à l’offre de soins et à la lutte contre la maladie a pleinement atteint sept objectifs sur quatorze, soit 50 %, avec une exécution financière de 85,53 %.
Pour la couverture santé universelle, deux objectifs sur sept sont complètement réalisés, soit 28,57 %, contre une consommation budgétaire de 97,09 %. La réponse aux urgences sanitaires affiche deux objectifs totalement atteints sur trois, le troisième étant réalisé à 97 %.
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L’éducation, également structurée en quatre programmes, bénéficie de 188,817 milliards FCFA. La Cour relève des écarts entre dépenses et résultats. Le ministère invoque notamment les salaires et les frais fixes, nécessaires au fonctionnement des services mais sans effet immédiat sur certains indicateurs.
Des réalisations mesurables
Dans les infrastructures, trois programmes concernent le pilotage, les routes nationales et les bâtiments publics. Le rapport mentionne 2 031,90 kilomètres de routes entretenues pour une cible de 1 800 kilomètres. Des retards et des insuffisances affectent néanmoins certains ouvrages contrôlés.
L’environnement compte quatre programmes, dont celui du Fonds national de développement forestier. Les résultats déclarés comprennent 11 544 hectares reboisés sur 12 000 prévus et 179 hectares de plantations à vocation bois-énergie sur 200 attendus. Les superficies aménagées atteignent 3 639,68 hectares, contre une prévision de 1 565.
La restauration des terres reste en retrait : 650 hectares réalisés sur 20 000 prévus. Ces données illustrent l’intérêt du contrôle de performance : apprécier les réalisations concrètes, au-delà du seul niveau de consommation des crédits publics effectivement mobilisés.
