(La Nouvelle République)-À Bichkek, Faure Essozimna Gnassingbé s’est retrouvé au cœur d’un important rendez-vous diplomatique international. Le Président du Conseil participe au 26ᵉ sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et aux échanges du format « OCS+ », aux côtés de plusieurs dirigeants et hauts responsables de la scène mondiale. Parmi eux figurent notamment le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le président turc Recep Tayyip Erdoğan et d’autres chefs d’État et de gouvernement.
Cette présence place le dirigeant togolais dans un environnement diplomatique de premier plan, où se croisent les grandes questions liées à la paix, à la sécurité, au développement et à l’évolution de l’ordre international. Pour Lomé, la participation à ce cadre constitue une occasion de porter la voix du Togo et de l’Afrique dans un espace dominé traditionnellement par les puissances eurasiatiques. Le format « OCS+ » élargit justement le dialogue à des pays et organisations extérieurs à l’Organisation de coopération de Shanghai.
La séquence de Bichkek prend également une dimension particulière en raison du rapprochement engagé entre le Togo et le Kirghizistan. Quelques mois après sa visite officielle d’avril, Faure Gnassingbé a de nouveau été reçu par le président Sadyr Japarov, qui a qualifié le Togo de « partenaire prometteur sur le continent africain » et salué son soutien à l’élection du Kirghizistan au Conseil de sécurité de l’ONU pour 2027-2028.
Au-delà de la seule participation à un sommet, cette présence traduit ainsi une volonté de renforcer le positionnement international du Togo et de diversifier ses partenariats. À Bichkek, Faure Gnassingbé apparaît dans le « cercle » des personnalités appelées à échanger sur les grandes mutations du monde, tout en défendant les intérêts du Togo et une représentation plus forte de l’Afrique dans les espaces de décision et de dialogue internationaux.
Gabriel BLIVI
