(La Nouvelle République)-Un accord-cadre a été conclu samedi à Doha entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et le mouvement rebelle M23, dans le but de mettre un terme aux combats qui frappent l’est du pays. Ce texte prévoit huit protocoles portant notamment sur la cessation des hostilités, l’échange de prisonniers, la réinsertion des combattants et la reconstruction des zones touchées par les violences.
Le Togo a joué un rôle déterminant dans ce processus, agissant comme médiateur désigné par l’Union africaine. Lomé a conduit plusieurs mois de discussions actives afin de rapprocher les positions des deux parties et faciliter la signature de l’accord, en collaboration avec les États-Unis et le Qatar, présents lors de la cérémonie.
Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, cité par nos confrères de republicoftogo.com, a salué l’aboutissement de cette étape diplomatique, rappelant que la paix durable nécessitera un engagement concret et continu de la part de toutes les parties concernées. Selon lui, la diplomatie africaine, exemplifiée par le rôle du Togo, est essentielle pour résoudre les crises régionales.
Malgré cette avancée, les affrontements se poursuivent dans certaines zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, illustrant la fragilité du contexte sécuritaire. La médiation togolaise demeure toutefois un levier clé pour soutenir la mise en œuvre de l’accord et favoriser un processus de paix basé sur la confiance et la coopération entre Kinshasa et le M23.
Gabriel BLIVI
