(La Nouvelle République)-À la tribune des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères du Togo, Robert Dussey, a affirmé avec assurance que « le Togo va bien, le Togo va même mieux ». Selon lui, les avancées réalisées ces dernières années témoignent de la volonté du pays d’inscrire son action dans la dynamique des Objectifs de développement durable (ODD). Plus de 70 % des cibles de l’Agenda 2030 sont désormais intégrées dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025, qui repose sur quatre piliers : le social, l’économique, l’environnemental et la gouvernance.
Le ministre a rappelé les nombreuses réformes entreprises dans la gestion des finances publiques et dans l’amélioration du climat des affaires. Parmi elles, la digitalisation des procédures fiscales et foncières, l’opérationnalisation du guichet unique de dépôt des états financiers, la mise en place d’une unité de politique fiscale et la simplification des formalités administratives. Ces efforts ont hissé le Togo parmi les trois meilleures performances d’Afrique subsaharienne en matière de climat des affaires.
Les retombées pour la population sont visibles. En matière de santé, l’accessibilité géographique atteint désormais 90,7 %, et l’assurance maladie universelle couvre près de 3 millions de personnes. L’accès à l’eau potable est passé à 86 % en 2024 et l’électrification à 74,5 %, tandis que le taux de pauvreté a chuté de 51,1 % en 2020 à 24,8 % en 2025. L’inclusion financière progresse également avec plus de 18 milliards FCFA de crédits accordés à près de 200 000 bénéficiaires.
Sur le plan économique et productif, le pays a investi massivement dans l’agriculture, les infrastructures et l’industrie. Les rendements agricoles ont fortement progressé, 2,4 millions d’hectares de terres sont cultivées en 2024, et la plateforme industrielle d’Adétikopé accueille déjà dix unités opérationnelles. Le Port autonome de Lomé a enregistré plus de 30 millions de tonnes de marchandises en 2024, tandis que 4472 km de pistes rurales et 485 km de routes bitumées ont été aménagés.
Ces efforts soutiennent une croissance économique portée à 7 % en 2025, avec une inflation maîtrisée. Le rapport 2024/2025 du PNUD classe désormais le Togo parmi les pays à développement humain moyen, au 2ᵉ rang de l’UEMOA et au 4ᵉ de la CEDEAO. Le pays améliore ainsi ses performances en matière de revenu, de scolarisation et d’espérance de vie, renforçant son image d’économie résiliente et ambitieuse.
Toutefois, Robert Dussey a reconnu que ces acquis demeurent fragilisés par les menaces sécuritaires dans la région. Rendant hommage aux victimes civiles et militaires du terrorisme, il a conclu sur une note de confiance : « Mon pays se modernise et se projette avec assurance vers l’avenir. »
Gabriel BLIVI
