(La Nouvelle République)-« L’éducation est le fondement de toute nation prospère. À travers elle, nous façonnons non seulement les esprits et les corps, mais aussi l’avenir de nos sociétés. » Par ces mots, la présidente du Parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahima, a souligné le rôle déterminant de l’éducation dans le développement des pays ouest-africains, lors de l’ouverture de la réunion délocalisée de la Commission mixte Éducation, Sciences et Culture | Santé | Télécommunications et Technologies de l’information du Parlement communautaire.
La rencontre se tient à Lomé du 10 au 14 mars 2026 et porte sur l’alignement des systèmes éducatifs de la région avec les besoins socio-économiques des États membres.
S’exprimant devant parlementaires, responsables gouvernementaux et partenaires au développement, la présidente du Parlement de la CEDEAO a estimé que le thème de la réunion constitue un appel à repenser les systèmes éducatifs face aux mutations technologiques et aux exigences du marché du travail.
« Ce thème est un appel à l’action. Il nous invite à transformer notre richesse démographique, cette jeunesse dynamique, en un levier pour bâtir un avenir prospère », a-t-elle déclaré.
Pour Hadja Mémounatou Ibrahima, les réformes éducatives doivent permettre de mieux répondre aux aspirations des populations et aux besoins des économies ouest-africaines.
« Nous devons aligner nos programmes éducatifs sur les réalités socio-économiques. Cela implique d’anticiper les besoins en compétences, de promouvoir l’innovation et l’adaptabilité et de renforcer l’enseignement technique et professionnel », a-t-elle affirmé.
La présidente du Parlement communautaire a également souligné que l’éducation ne peut plus être considérée uniquement comme un droit fondamental, mais doit aussi être perçue comme un instrument stratégique pour le développement et la souveraineté des États.
« L’éducation n’est plus seulement un outil de transmission du savoir. Elle est aussi le fondement de notre souveraineté intellectuelle, économique et sociale », a-t-elle indiqué.
Selon elle, l’absence d’un alignement résolu entre les programmes éducatifs et les réalités économiques pourrait entretenir une déconnexion durable entre formation et emploi dans la région.
« Sans un capital humain qualifié, nos nations ne peuvent parvenir à une émergence durable », a-t-elle conclu.
La réunion de Lomé rassemble des parlementaires de la CEDEAO, des représentants des gouvernements, du secteur privé et des partenaires au développement autour de pistes de réformes visant à renforcer l’employabilité des jeunes et la contribution des systèmes éducatifs au développement économique de l’Afrique de l’Ouest.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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