(La Nouvelle République)-La domination croissante des fibres synthétiques transforme profondément l’industrie textile mondiale. Le coton, longtemps dominant, voit sa part de marché reculer face à des alternatives comme le polyester. Cette évolution interroge les stratégies de plusieurs pays africains encore concentrés sur l’exportation de coton brut.
Selon un rapport publié par la CNUCED, les pays africains auraient tout intérêt à investir dans la transformation locale du coton. Cette orientation stratégique permettrait de créer de la valeur ajoutée, de stimuler l’emploi et de réduire la dépendance à l’exportation de matières premières peu rentables.
Le rapport souligne la nécessité de politiques publiques fortes : incitations à l’investissement, amélioration des infrastructures, et développement de compétences dans la filature et la confection. Une industrie textile intégrée pourrait mieux positionner le continent dans une économie mondiale dominée par les fibres synthétiques.
Dans ce contexte, miser sur la transformation locale devient une voie d’avenir pour les producteurs africains. Quelques pays comme l’Éthiopie et le Bénin montrent déjà l’exemple, en tirant parti de leur coton local pour développer leur industrie textile.
Louise LAWSON
