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Société

Reportage : Piégés par le guidon, les “Z-men” entre survie et liberté fragile

By La Rédactionnovembre 30, 2025
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(La Nouvelle République)- Dans les rues animées de Lomé, ils sont partout. Casque vissé sur la tête, les Z-men, conducteurs de taxi-motos, font partie du paysage urbain. Mais derrière le vacarme des moteurs et la poussière qui s’élève à chaque virage, se cache une réalité plus complexe, celle de jeunes diplômés contraints par le manque d’emploi stable, qui ont trouvé dans ce métier un refuge temporaire devenu au fil du temps leur unique horizon.

Le choix par défaut

Au cœur de Lomé, entre klaxons et poussière, les Z-men sillonnent la ville à toute heure. Pour beaucoup, ce travail n’était qu’un plan B, une manière de mettre un peu de beurre dans les épinards en attendant mieux.

« Je devais juste faire ça quelques mois, en attendant un vrai boulot », raconte Fabrice, 31 ans, titulaire d’un BTS en gestion. Quatre ans plus tard, il est toujours sur sa moto.

Le chômage des jeunes diplômés touche le Togo comme une grande partie de l’Afrique subsaharienne. La fonction publique ne peut absorber tous les demandeurs et le secteur privé recrute au compte-gouttes. La moto est alors devenue un refuge, un moyen d’éviter l’oisiveté et de subvenir à ses besoins. Mais ce refuge s’est transformé en routine, puis en dépendance.

Une course contre la vie

Sous le soleil de plomb, les Z-men avalent des kilomètres du matin au soir. Chaque course rapporte entre 100 et 500 francs CFA. Une journée complète permet de gagner entre 3 000 et 6 000 francs, mais après le carburant, la location de la moto et les réparations, il reste souvent peu.

« Si tu tombes malade, c’est fini. Tu ne gagnes rien », confie Pascal, la voix lourde de fatigue.

Le danger est omniprésent. Routes abîmées, circulation anarchique, fatigue… chaque trajet est un pari. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, entre 2022 et 2024, 20 942 accidents ont été recensés au Togo, causant 28 501 blessés et 1 826 décès. Les motocyclistes paient le prix fort avec 195 morts, soit plus de 69 % des victimes.

Pour la majorité des conducteurs, il n’existe ni assurance ni couverture médicale. À cela s’ajoutent poussière, gaz d’échappement et stress quotidien, un cocktail qui use le corps, fragilise le moral et rend urgente la question d’une protection sociale adaptée.

« Si tu t’arrêtes, la faim te rattrape. Alors tu continues, même si ton corps dit non », confie un jeune conducteur à Agoè.

Une fraternité dans la précarité

Sur les parkings improvisés, la vie des Z-men s’organise. À l’ombre des arbres ou des bâtiments, ils partagent repas, blagues et galères. De cette complicité naît une véritable fraternité, presque familiale.

« Ici, personne ne roule seul », affirme Tchalla. « Si un frère tombe malade ou se fait voler sa moto, on se cotise pour l’aider. »

Plusieurs associations se sont formées avec des cotisations hebdomadaires. L’argent sert à soutenir les membres dans les moments difficiles, que ce soit une maladie, un accident, une naissance ou un décès. Ces groupes offrent aussi un sentiment de dignité et une fierté d’appartenance.

« On nous critique, mais sans nous, la ville s’arrête », lance Innocent. « On transporte tout Lomé, élèves, commerçants, malades… même ceux qui se moquent de nous. »

Pourtant, cette solidarité reste fragile. Entre concurrence, petites tensions et instabilité, elle ne suffit pas toujours à compenser la dureté du quotidien.

Efforts pour les jeunes avec FAIEJ et PAIEJ

Les Z-men symbolisent à la fois la débrouillardise et les défis de l’économie togolaise. Malgré les efforts du gouvernement pour absorber la main-d’œuvre, le nombre croissant de conducteurs illustre la difficulté pour les jeunes diplômés d’accéder à un emploi formel.

Des dispositifs tels que le Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ) et le Programme d’Appui à l’Insertion et à l’Employabilité des Jeunes (PAIEJ) visent à ouvrir des portes. FAIEJ a financé 6 929 projets à fin 2024, injectant plus de 9,6 milliards FCFA et créant 27 284 emplois durables. En 2023, 1 852 projets ont été financés pour un montant de 2,68 milliards FCFA, tandis que 39 597 jeunes ont suivi des formations en entrepreneuriat et auto-emploi. Quant à PAIEJ, depuis son lancement, il a distribué 17,2 milliards FCFA et contribué à la création de plus de 55 000 emplois directs ainsi qu’à de nombreux emplois saisonniers.

« Ces aides sont une bonne chose, mais il faut des garanties, des connaissances et un peu de chance », regrette Armel, conducteur à Nukafu.

Le fossé entre l’ambition politique et la réalité du terrain reste conséquent. Pendant ce temps, les motos continuent de vrombir dans la ville, indispensables et bruyantes.

Liberté fragile

À la tombée de la nuit, les Z-men coupent leurs moteurs. Visages fatigués, mains calleuses, mais la fierté demeure. Ils se sentent libres, libres de travailler quand ils veulent, sans patron ni horaire fixe. Pourtant, cette liberté est précaire.

« On est libre, oui, mais c’est une liberté qui fait mal », confie Pascal avec un sourire triste.

Sans contrat, sans protection et sans retraite, cette liberté ressemble parfois à une illusion. Mais elle est tout ce qu’ils ont. Certains continuent d’espérer un avenir différent, un travail stable, un peu de reconnaissance. Pour d’autres, l’espoir s’effiloche avec les années. Leur moto devient leur destin, leur identité et leur survie.

« Quand tu vois la ville bouger, c’est nous. On est partout, mais personne ne nous voit », dit Kossi avant de démarrer une dernière course dans la nuit.

Dans les rues de Lomé, les Z-men sont le pouls de la capitale. Ils font vivre la ville, la transportent, la connectent. Mais derrière chaque moteur qui vrombit se cache une histoire de courage, de patience et d’attente. Le travail qu’ils pensaient provisoire s’est fondu dans leur existence, une route sans fin où chaque virage porte encore l’espoir d’un avenir meilleur.

Gabriel BLIVI

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