(La Nouvelle République)-Les cours du pétrole ont fortement grimpé vendredi suite aux frappes aériennes israéliennes ciblant des installations militaires et nucléaires iraniennes. Le marché craint désormais des perturbations majeures dans l’approvisionnement en pétrole du Moyen-Orient.
Vers 08h30 GMT, le baril de Brent pour août a bondi de 6,40 % à 73,80 dollars, atteignant un pic intrajournalier à 78,50 dollars, son plus haut niveau depuis janvier. Le West Texas Intermediate (WTI) pour juillet a suivi la même tendance, gagnant 6,53 % à 72,48 dollars, avec un pic à 77,62 dollars.
Israël a mené une série de frappes visant une centaine de cibles en Iran, tandis que Téhéran a riposté en envoyant des drones vers Israël. Ces tensions interviennent dans un contexte de suspicion occidentale sur le programme nucléaire iranien, que Téhéran nie.
Selon Jorge Leon de Rystad Energy, la prime de risque géopolitique a augmenté de 8 dollars par baril, un record depuis octobre 2024 lors de la première escalade militaire entre Israël et l’Iran. Le risque d’une nouvelle hausse des prix dépendra désormais de la réponse iranienne.
Les analystes mettent en garde contre la fermeture potentielle du détroit d’Ormuz, passage crucial pour 20 % du pétrole mondial. Cette menace intervient alors que les négociations nucléaires entre Washington et Téhéran semblent compromises, ce qui pourrait entraîner des sanctions plus sévères et affecter les exportations iraniennes, parmi les plus importantes au monde.
Gabriel BLIVI
