(La Nouvelle République)-D’après les données publiées par l’Union internationale des télécommunications (UIT), seuls 15 pays africains appliquent le tarif recommandé par les Nations unies pour un accès abordable à l’Internet mobile. La recommandation fixe le prix d’un forfait de 2 Go à moins de 2 % du revenu national brut (RNB) mensuel par habitant, afin de favoriser l’inclusion numérique des populations à faibles revenus.
Les pays respectant cette norme sont l’île Maurice, les Seychelles, le Botswana, la Namibie, le Gabon, le Ghana, l’Angola, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Kenya, la Côte d’Ivoire, le Cap-Vert, le Rwanda, la Zambie et le Sénégal. Alors qu’en 2018 seuls deux pays – l’île Maurice et le Gabon – respectaient cette exigence, treize autres ont rejoint le rang en sept ans, grâce à des mesures visant à réduire le coût de l’Internet.
À l’échelle continentale, le tarif moyen du haut débit mobile est passé de 7,3 % du RNB mensuel par habitant en 2018 à 3,9 % en 2024. Une amélioration notable, mais encore loin de l’objectif fixé. Quatre pays affichent un coût inférieur à cette moyenne sans atteindre le seuil des 2 %, tandis que 22 autres pays restent au-dessus, confirmant que le haut débit mobile reste onéreux dans une grande partie de l’Afrique.
La cherté persistante des services Internet s’explique en partie par les nombreuses taxes imposées dans le secteur des télécommunications. Malgré les appels à alléger ces charges, les opérateurs dénoncent un manque de dialogue avec les régulateurs, ce qui freine les efforts pour garantir un accès équitable à Internet sur l’ensemble du continent.
Louise LAWSON
