(La Nouvelle République)-L’Université de Kara et la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) ont officialisé, le 22 juillet 2026, un partenariat destiné à renforcer la culture de l’intégrité au sein de l’enseignement supérieur. Signé au campus Nord de l’université, l’accord ouvre une nouvelle phase de coopération entre les deux institutions autour de la gouvernance éthique et de la prévention de la corruption.
Paraphé par la présidente de l’Université de Kara, Prénam Houzou-Mouzou, et le président de la HAPLUCIA, Kimelabalou Aba, le protocole s’inscrit dans le prolongement des échanges engagés en juin dernier sur l’intégration de l’enseignement de la lutte contre la corruption dans les formations universitaires. Conclu pour une durée de quatre ans renouvelable, il offre un cadre de collaboration durable.

Former des citoyens attachés aux valeurs d’intégrité
Les deux institutions entendent développer des programmes communs de formation, de recherche et de sensibilisation. L’accord prévoit notamment l’organisation de conférences, de séminaires et d’ateliers, ainsi que l’introduction progressive de modules consacrés à l’éthique, à l’intégrité et à la prévention de la corruption dans les cursus universitaires.
Pour la présidente de l’Université de Kara, cette initiative traduit la volonté de faire de l’université un espace de formation de citoyens responsables, capables d’exercer leurs futures fonctions dans le respect des principes de transparence et de redevabilité. De son côté, le président de la HAPLUCIA a insisté sur l’importance d’agir en amont en sensibilisant les étudiants, futurs cadres de l’administration et du secteur privé, aux exigences de la bonne gouvernance.
Au-delà de la formation, ce partenariat ambitionne de favoriser la production de recherches sur les questions de gouvernance, de valoriser les travaux des étudiants et de renforcer les échanges d’expertise entre les deux institutions. Les signataires espèrent ainsi contribuer à l’émergence d’une culture durable de l’intégrité au Togo.
Gabriel BLIVI
