(La Nouvelle République)-Le gouvernement togolais annonce une nette réduction du déficit en personnel enseignant dans le pays. Selon les autorités, ce manque, estimé à 41 % il y a quelques années, est aujourd’hui ramené à 9 %, grâce à des efforts soutenus dans le secteur de l’éducation.
Le ministre des Enseignements primaire et secondaire, Komla Dodzi Kokoroko, a précisé que 5 000 nouveaux enseignants seront intégrés dans les prochains mois. L’annonce a été faite le dimanche 17 août 2025, lors d’une intervention sur la radio nationale. Ces recrutements concernent tous les niveaux d’enseignement, et s’inscrivent dans un plan national de renforcement des ressources humaines d’ici à 2030.
Face aux départs à la retraite et à l’accroissement démographique, le gouvernement mise sur un recrutement progressif et anticipé pour maintenir un effectif suffisant dans les établissements scolaires. Le ministre a évoqué une « dynamique rassurante » qui vise à garantir la présence d’enseignants dans toutes les régions du pays.
En plus des recrutements, l’accent est mis sur la formation initiale et continue. Chaque année, environ 2 500 enseignants reçoivent une formation de base, complétée par des mises à niveau régulières. Ces programmes incluent les nouvelles approches pédagogiques axées sur les compétences et la participation active des élèves.
L’amélioration des infrastructures accompagne ces mesures. Le ministère rapporte que plus de 5 000 salles de classe ont été construites et équipées ces dernières années. Des projets sont également en cours pour intégrer le numérique dans l’apprentissage et moderniser les conditions de travail dans les établissements publics.
L’ensemble de ces efforts s’inscrit dans une stratégie globale visant à améliorer l’accès et la qualité de l’éducation au Togo. Avec des taux de réussite jugés satisfaisants aux examens nationaux en 2024-2025, le pays montre sa volonté de bâtir un système éducatif plus équitable et plus performant à long terme.
Gabriel BLIVI
