(La Nouvelle République)-La troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan s’est ouverte ce lundi 9 juin à Nice, en France, avec une forte mobilisation des délégations africaines. Co-présidée par la France et le Costa Rica, la rencontre réunit plus de 120 pays autour de la protection des océans.
Les pays africains, riches de 47 000 km de côtes, ont mis en avant l’urgence de restaurer les écosystèmes marins et de renforcer la lutte contre la pêche illégale. Le président burundais Évariste Ndayishimiye a notamment alerté sur l’érosion des côtes, aggravée par le réchauffement climatique.
Le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako a ouvert la conférence avec un plaidoyer émouvant, évoquant les souffrances des communautés maritimes africaines. Son appel a été relayé par Emmanuel Macron, qui a dénoncé un « pillage organisé » des ressources halieutiques.
Les États africains appellent à des financements adaptés et à une gouvernance équitable de l’océan, perçu comme un bien commun mondial. Ils espèrent que la conférence débouche sur des engagements concrets en faveur de la justice océanique.
Louise LAWSON
