(La Nouvelle République)-Dans le quartier d’Atilamonou, au cœur de la commune Golfe 5, les habitants assistent impuissants à l’enracinement d’un dépotoir sauvage que les autorités semblent vouloir institutionnaliser. Plutôt que de démanteler cette montagne d’ordures, la mairie et le District Autonome du Grand Lomé (DAGL) font construire un mur autour, donnant l’impression qu’elles officialisent l’anarchie au lieu de la combattre. Une décision incompréhensible qui choque les riverains et alimente un sentiment d’abandon.
Les risques sont pourtant évidents. L’infiltration des déchets dans le sol menace directement la nappe phréatique, principale source d’eau potable pour les habitants. À cela s’ajoutent les nuisances quotidiennes comme les mauvaises odeurs, mouches, insalubrité ambiante. Des signes inquiétants, comme la mort progressive des arbres environnants, montrent que l’écosystème local est gravement perturbé. Pour les habitants, la question n’est plus de savoir si leur santé est en danger, mais jusqu’à quand ils devront encore subir cela en silence.
Face à cette situation, le mutisme des autorités interroge. Pourquoi tant d’inaction ? Par manque de moyens, incompétence ou présence d’intérêts cachés ? Certains dénoncent des enjeux fonciers ou financiers qui pourraient expliquer ce choix aberrant de ne pas délocaliser le dépotoir. L’absence totale de communication officielle ne fait qu’accentuer la méfiance des citoyens, qui se sentent méprisés et ignorés.
Ce scandale sanitaire met à nu les failles criantes de la gestion des déchets à Lomé. Dans un contexte de modernisation urbaine, la situation d’Atilamonou rappelle l’urgence d’une réforme en profondeur. Mais alors, une question persiste : qui, parmi les décideurs, prendra enfin ses responsabilités pour protéger les riverains et restaurer la dignité de ce quartier oublié ?
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