(La Nouvelle République)-Le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, Prof Dodzi Komla Kokoroko a adopté, le 17 mars 2026 à Lomé, un nouvel arrêté encadrant strictement les activités du secteur forestier.
Ce texte réglementaire fixe désormais les modalités d’obtention des attestations, agréments, autorisations, permis et certificats nécessaires à l’exploitation, au transport et à la commercialisation des produits forestiers. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la gouvernance environnementale et de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.
L’arrêté précise que toute activité forestière est désormais conditionnée par la détention préalable de documents administratifs spécifiques, notamment l’attestation de reboisement, l’autorisation de coupe, les agréments d’importation et d’exportation, ainsi que les autorisations de transport et les permis de circulation.
Les procédures sont clairement définies, avec des délais allant de 24 heures à 20 jours selon la nature du document. Certaines mesures visent également à encourager le reboisement, en rendant obligatoire la possession de plantations d’au moins cinq hectares pour les importateurs de produits forestiers.
Le texte introduit par ailleurs un contrôle renforcé des flux de bois, tant au niveau national qu’international. L’exportation des produits forestiers transformés est soumise à plusieurs étapes, dont l’obtention d’un certificat d’empotage délivré en 24 heures après vérification. Le transport des produits forestiers est strictement encadré, avec une durée maximale de trois jours et des contrôles inopinés possibles par les services compétents. Les autorités entendent ainsi améliorer la traçabilité des produits et limiter les pratiques frauduleuses.
Enfin, l’arrêté rappelle que tous les documents délivrés sont strictement personnels et non cessibles, et qu’ils deviennent caducs à l’expiration de leur durée de validité, sans possibilité de prorogation en dehors des procédures de renouvellement.
Les exploitants disposant déjà d’infrastructures, notamment les dépôts et scieries, bénéficient d’un délai de 45 jours pour se conformer aux nouvelles exigences.
Gabriel BLIVI
