(La Nouvelle République)-Les infrastructures routières togolaises jouent un rôle structurant dans l’organisation économique et territoriale du pays. Elles facilitent les échanges, réduisent l’isolement de certaines zones et soutiennent la mobilité des personnes comme des biens. Dans cette perspective, l’entretien du réseau est devenu un axe central des politiques publiques, au même titre que la construction de nouvelles routes.
Sur les dernières années, les volumes de routes nationales entretenues témoignent d’une activité soutenue mais variable. En 2024, environ 2 320 kilomètres ont fait l’objet d’interventions. L’année suivante, ce chiffre recule à près de 1 589 kilomètres, avant une estimation de 1 911 kilomètres en 2026. Ces évolutions ne traduisent pas une baisse de priorité, mais plutôt une adaptation progressive des actions aux réalités du terrain.
La gestion de cet entretien repose largement sur la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER), qui joue un rôle clé dans le financement et l’exécution des travaux. En 2023, ses ressources dédiées ont atteint environ 37,9 milliards de francs CFA, en progression par rapport aux 30,46 milliards enregistrés en 2022. Cette même année, le taux d’exécution des programmes s’est établi à 92,7 %, ce qui reflète une bonne capacité de mise en œuvre.
Les variations observées dans les linéaires entretenus s’expliquent par une logique de priorisation. L’entretien routier ne suit pas une progression constante, car il dépend de l’état des routes, des besoins urgents et des contraintes budgétaires. Ainsi, certaines périodes privilégient des interventions ciblées et plus lourdes sur des tronçons dégradés plutôt qu’une couverture extensive du réseau.
Au-delà des chiffres, l’enjeu principal reste la qualité des interventions. L’objectif est de garantir des routes durables, sûres et efficaces, capables de soutenir le développement économique. Cette approche met l’accent sur l’optimisation des ressources et la sélection des axes stratégiques, afin de renforcer l’impact global des investissements publics sur la compétitivité et la fluidité des échanges au Togo.
Gabriel BLIVI
