(La Nouvelle République)-Une présentation des États-Unis à la conférence internationale AIDS 2026, organisée à Rio de Janeiro, au Brésil, a suscité une vive controverse après la projection d’une carte de l’Afrique comportant de nombreuses erreurs géographiques.
Selon le média Reuters, plusieurs pays africains y apparaissaient à des emplacements inexacts, provoquant l’incompréhension des participants et une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux. Cet incident, largement relayé à travers le monde, a rapidement éclipsé le contenu de la présentation.
Une erreur embarrassante
Au-delà de la simple erreur technique, cette affaire remet en lumière les exigences de rigueur qui s’imposent dans la production de documents destinés à des rencontres internationales.
Les informations rapportées par Reuters indiquent que le visuel incriminé aurait été généré à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle avant d’être intégré à la présentation sans vérification suffisante. Face aux critiques, le Département d’État américain a reconnu sa responsabilité, expliquant que la carte avait été ajoutée au dernier moment, puis a présenté ses excuses pour cette maladresse.
Le Togo en première ligne
Cette polémique intervient alors que la question de la représentation cartographique de l’Afrique occupe une place croissante dans les débats internationaux. Depuis plusieurs mois, le Togo porte, au nom de l’Union africaine, l’initiative « Correct The Map », qui plaide pour l’adoption de cartes reflétant plus fidèlement les dimensions réelles du continent africain. Cette démarche vise notamment à corriger les distorsions héritées de certaines projections cartographiques historiques, accusées de minimiser la superficie de l’Afrique et d’influencer la perception que le monde se fait du continent.
L’incident de Rio donne ainsi une résonance particulière à cette initiative diplomatique. Si la campagne défendue par le Togo s’intéresse avant tout à la justesse des projections cartographiques, la controverse née à AIDS 2026 rappelle également l’importance de l’exactitude des données géographiques utilisées dans les communications officielles.
Gabriel BLIVI
