(La Nouvelle République)-Face aux débats récents sur la mise en œuvre par le Togo des décisions de la Cour de justice de la CEDEAO, le Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Pacôme Adjourouvi, a pris la parole en début de semaine. Il a tenu à rectifier certaines idées reçues, pointant des interprétations erronées et une compréhension incomplète des compétences de la juridiction régionale..
Selon lui, la Cour ne remplace pas les tribunaux nationaux mais agit en complément. « La Cour de justice ne se superpose pas aux juridictions nationales, mais elle joue un rôle de complémentarité », a-t-il affirmé, rappelant sa mission de protéger les droits de l’homme et de trancher les litiges transfrontaliers.
Le ministre a souligné que cette méconnaissance conduit à des conclusions simplistes et que mieux comprendre le rôle de la Cour est essentiel pour les citoyens et acteurs de la société civile.
M. Pacôme Adjourouvi a salué la campagne de sensibilisation en cours à Lomé, visant à informer le public, les juristes et magistrats sur le fonctionnement de la Cour et sa relation avec les juridictions nationales, renforçant ainsi l’État de droit et l’intégration juridique régionale.
Gabriel BLIVI
