(La Nouvelle République)-Dans son article intitulé « L’Afrique veut s’épanouir par le suivisme et la copie : un choix qui a tout d’un égarement », publié sur GlobalActu.com dans le cadre du deuxième numéro de la rubrique mensuelle « Ce que l’école ne nous apprend pas », le journaliste Kofi Telli critique le suivisme de l’Afrique envers les modèles étrangers. Selon lui, beaucoup pensent que la démocratie, les droits de l’homme ou d’autres institutions occidentales permettront de sauver le continent, alors que l’Afrique a elle-même connu une prospérité exceptionnelle au Moyen Âge. Ce choix risque de conduire à un échec par manque de réflexion locale et d’ancrage historique.
Pour appuyer son analyse, l’homme de médias s’appuie sur l’ouvrage d’Amadou Ba, L’Afrique des Grands Empires du 7è au 17è siècle. Il rappelle que des empires comme le Ghana, le Mali ou le Songhay étaient riches, organisés et influents, et dénonce la manière dont l’éducation africaine contemporaine ignore ces réalisations, donnant aux jeunes une vision déformée du continent et de son rôle dans l’histoire mondiale.
L’article souligne également les systèmes politiques solides, l’économie florissante et le rayonnement culturel et scientifique de ces empires. La Charte Mandé de 1235, les universités de Tombouctou et Djenné, ainsi que l’organisation décentralisée du Ghana illustrent que l’Afrique pouvait prospérer sans imiter des modèles étrangers, contrairement à l’idée répandue aujourd’hui.
Kofi Telli appelle enfin à une prise de conscience historique pour inspirer l’avenir du continent en ’enracinant dans le passé africain, créant des espaces politiques et économiques solides et en redonnant à l’Afrique sa dignité et sa puissance.
Pour lire l’article intégral et découvrir tous les détails de cette réflexion, rendez-vous sur GlobalActu.com.
Gabriel BLIVI
