(La Nouvelle République)-Depuis un certain temps, une frange extrémiste de la diaspora togolaise s’illustre sur les réseaux sociaux par des actions qui interrogent sur ses véritables intentions. Se réclamant d’une prétendue lutte pour la démocratie et la justice, elle multiplie pourtant les attaques virulentes contre les institutions, les appels à la désobéissance civile, les incitations à la haine, ainsi que la diffusion d’images détournées et de fausses informations.
Cette dérive inquiétante est de plus en plus visible. À travers des montages vidéo douteux, des déclarations anonymes gonflées à l’émotion, et des récits volontairement tronqués, cette minorité bruyante tente de manipuler l’opinion publique, notamment celle de la jeunesse, en jouant sur l’indignation facile et l’émotion brute. Mais ces méthodes, loin de mobiliser, suscitent surtout la méfiance et le rejet.
De nombreux citoyens, y compris au sein de la diaspora modérée, prennent désormais leurs distances avec ces comportements jugés irresponsables et contre-productifs. « Quand on prétend aimer son pays, on ne contribue pas à l’enflammer à distance », témoigne un acteur associatif togolais vivant à Paris. « Il y a des critiques constructives à faire, mais pas dans la haine ni dans l’intox. »
Les autorités togolaises, tout en assurant la protection des libertés fondamentales, dénoncent fermement ces pratiques de guerre psychologique numérique, assimilables à une tentative de déstabilisation. Plusieurs personnalités et analystes appellent à faire preuve de discernement face à cette vague de désinformation organisée.
Car au final, une lutte qui s’appuie sur le mensonge ne peut prétendre construire la vérité. Et un engagement pour le Togo ne peut se faire au prix de sa stabilité. La République reste debout, et ceux qui œuvrent à son affaiblissement, masqués derrière des écrans, voient chaque jour leur crédibilité s’éroder.
Gabriel BLIVI
